Peu de mots à nouveau.
Pensées décousues, mais non pas déchirées.
Pour chaque grand soulagement, mille petits soucis.
Et pour chaque souci, des centaines de rêves.
J'ai fui à travers un champ à peine labouré.
A présent, je ralentis le pas, mais entre temps l'avoine a poussé.
Tout est vert devant mes yeux.
Ca sent bon et je ne vois plus l'horizon.
Il me reste le ciel au-dessus de la tête, avec ses nuages cabossés et pourtant légers.
Libres et égarés.
Et la terre, oui, j'allais oublier.
L'horizon en somme, vu de là où je me trouvais autrefois.
Mais je n'y suis plus et je bénis l'avoine d'une voix tremblante.
